Bien-être: Aux petits soins des voyageurs d’affaires

Les déplacements professionnels sont de plus en plus souvent considérés comme une clé de l’attractivité des jeunes profils. Mais les conditions dans lesquelles ils se déroulent ne favorisent pas toujours le bien-être des voyageurs. Les programmes allant dans ce sens sont rarement mis en place.

72 % des travel managers indiquent que l’attraction et la rétention des talents est la première raison de l’importance du bien-être des voyageurs. C’est ce que souligne une étude publiée en 2019 par l’agence de voyage d’affaires BCD Travel. La conscience du caractère déterminant des conditions dans lesquelles se déroulent les déplacements professionnels semble donc être une réalité. Pour autant, seuls 11 % des entreprises ont mis en place un programme de bien-être pour les voyageurs, témoignant ainsi de négligences persistantes à ce sujet. L’enquête révèle par ailleurs que 55 % des voyageurs d’affaires pensent que leur entreprise dispose d’un tel programme.

Ce décalage entre les opinions et la réalité de terrain se manifeste également dans d’autres domaines. 90 % des sondés estiment qu’être en congé après un long voyage est essentiel, mais seuls 17 % des entreprises l’admettent dans leurs politiques voyage. Ils sont aussi 90 % à estimer qu’un soutien psychologique pour les voyageurs est nécessaire, alors que seuls 14 % des entreprises ont mis un dispositif de ce type en place.

L’absence d’initiatives dans ce domaine peut être préjudiciable à plusieurs titres. Dans un contexte de fort développement du bleisure, cette tendance qui consiste à prolonger un déplacement professionnel par un séjour d’agrément, les comportements à risques tendent à se multiplier. La pratique d’un sport, la volonté de faire des découvertes culturelles, ainsi que les sorties en tout genre doivent être encadrées de façon stricte par l’entreprise.

Une autre enquête menée par le spécialiste des solutions de prévention médicale et de sécurité International SOS, réalisée conjointement avec la Kingston Business School et Affinity Health at Work, met l’accent sur le fait que les relâchements de vigilance, le soir où lors d’activités particulières, sont souvent la cause première d’accidents ou de problèmes. Elle mentionne par ailleurs que le simple fait de voyager doit être pris en compte car se déplacer fréquemment, seul, a inévitablement un impact sur le stress et l’état général. Au-delà du confort et du bien-être des collaborateurs, les conséquences se traduisent également par une dégradation en termes de productivité. En 2013, HEC CWT s’était livré à une estimation quantitative en transformant le stress lié au temps du voyage aérien. La conclusion est loin d’être négligeable, puisque la perte représenterait 662 dollars.

Le travail mené par BCD Travel met en exergue des points d’amélioration souhaitables. 83 % des responsables interrogés affirment que les surclassements en avion sont importants. Il en va de même pour l’hôtellerie (82 %). Le fait d’éviter de voyager le week-end est recommandé dans 76 % des cas. Des pistes d’autant plus pertinentes à étudier lorsqu’on sait que 67 % des voyageurs considèrent qu’ils sont plus impliqués dans leur travail du fait des déplacements internationaux.

 

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