Voyages d’affaires : est-il temps de délaisser le bâton pour la carotte ?

En tant que professionnels du voyage d’affaires, nous aidons les collaborateurs à se déplacer à leur convenance, se rendre à des réunions, serrer des mains et réaliser l’importance des rencontres réelles en cette ère virtuelle. Et tant qu’ils arrivent sains et saufs du point A au point B sans avoir ruiné l’entreprise, on peut dire qu’on a fait du bon travail.

Jusque-là, pour dicter aux employés le bon comportement à avoir pour réserver et s’assurer qu’ils respectent la politique de l’entreprise, les Travel Managers ont plutôt eu tendance à recourir à la censure, à la culpabilisation voire à la punition. Nous surlignons les voyages non conformes à la politique de couleurs criardes et nous cafardons discrètement aux approbateurs les méchants voyageurs qui n’ont pas bien réservé pour justifier les économies perdues. Si l’on devait prendre l’analogie de la carotte et du bâton pour décrire les outils de réservation en ligne, nous serions plutôt à ranger du côté de la cravache.

Mais est-ce bien une fatalité ? Est-ce qu’on ne pourrait pas plutôt s’inspirer de cette fameuse carotte, pour changer ? Il se trouve justement que certaines entreprises commencent à adopter cette approche de récompense dans leurs voyages d’affaires.

La première se nomme RocketTrip et offre une plateforme qui incite les voyageurs à trouver la solution la moins chère en leur proposant de partager équitablement les économies réalisées lorsqu’ils réservent en dessous du budget. Ce système peut aussi être intégré aux données de dépenses post-séjour pour identifier les potentiels coûts additionnels qui pourraient affecter leurs dépenses finales. Il s’agit en fait d’une sorte de programme de fidélité pour la politique voyages qui vient s’ajouter à la gestion classique des voyages d’affaires.

Deuxième société qui propose une alternative gratifiante : Upside, fondée par le créateur de Priceline, Jay Walker. Son intégration dans l’écosystème de la gestion de voyages d’affaires est moins avancée, mais la simplicité de son modèle la rend bien plus innovante. Upside propose des formules en combinant vol et hôtel et utilise une partie de ses bénéfices pour offrir des bons d’achat aux voyageurs qui se montrent flexibles. Au cœur de son système se trouve un « moteur de flexibilité » composé d’algorithmes qui filtrent et classent l’inventaire, suggèrent des formules et proposent des récompenses. Son modèle reste cependant très simple, sans contrat ni intégration : il suffit d’indiquer aux voyageurs de réserver sur le site. Cela signifie qu’Upside peut séduire les voyageurs professionnels aussi facilement que les voyageurs loisirs. Certains de mes podcasts préférés (américains, je dois bien l’avouer) sont sponsorisés par Upside.

Ces initiatives semblent arriver au bon moment, et il est temps que nous les élargissions à une plus grande échelle. À l’heure où la frontière entre employeur et employé devient de plus en plus floue, nous avons plus que jamais tendance à adopter une approche collaborative pour équilibrer coûts, commodité, respect de la politique, RSE, etc. et partager les bénéfices. Ainsi, avant de servir un nouveau menu, Traveldoo va donc s’assurer que ses clients n’ont rien contre la carotte…

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