Créer une politique Travel & Expense durable

La responsabilité sociétale des entreprises n’est pas qu’un phénomène passager ou un mot à la mode. Personne n’a pu manquer la grève étudiante pour le climat qui a eu lieu dans 130 pays à la fin du mois de mai. Le mouvement a clairement marqué le public, et notamment la prochaine génération de voyageurs d’affaires qui attendent désormais la mise en place d’une politique durable au sein de leurs entreprises.

À la suite de cela, la responsabilité environnementale a été au centre de bon nombre de conférences et d’autres événements récents au sujet des voyages d’affaires. En effet, les entreprises ont réalisé que les politiques de responsabilité sociétale étaient inévitables non seulement pour attirer les clients, mais aussi pour rester crédibles vis-à-vis de la génération à venir.

Les chefs d’entreprise de demain ont été sensibilisés dès leur plus jeune âge à la protection de la planète et à la valeur des ressources mondiales, et comprennent donc l’importance de la responsabilité sociétale des entreprises, qui doit s’articuler avec la poursuite du chiffre d’affaires et de l’efficacité.

 

Mais comment les acheteurs créent-ils des programmes voyages plus respectueux de l’environnement ?

Dans un monde bousculé par les médias sociaux, toute entreprise peut être exposée si elle ne remplit pas ses obligations en matière de développement durable. Ainsi, les chefs d’entreprise ne peuvent ignorer ces principes fondamentaux sans se mettre eux-mêmes en péril.

À la récente conférence de la Business Travel Association (anciennement GTMC), des compagnies aériennes comme Easyjet ont évoqué leur projet en collaboration avec Wright Electric qui vise à développer des vols électriques, tandis que l’aéroport de Birmingham a déclaré s’efforcer d’atteindre la neutralité carbone d’ici 2035.

Delta continue d’être l’une des compagnies aériennes de premier plan dans ce domaine : elle est la première aux États-Unis à avoir proposé des crédits carbone à ses clients et demeure la seule compagnie aérienne majeure à plafonner volontairement ses émissions de carbone au niveau de 2012, en achetant des crédits carbone.

 

Mais qu’est-ce que cela signifie concrètement ? Et comment les entreprises peuvent-elles vraiment faire la différence ?

La responsabilité des entreprises englobe des problématiques comme le réchauffement climatique, la corruption, la règle de droit, l’émancipation des femmes, les droits de l’homme, la consommation et les pratiques de chaîne logistique. L’élément le plus facile à mesurer et le domaine où la plupart des entreprises peuvent créer la différence sont les répercussions des voyages sur le changement climatique. L’aviation représente plus de 2 % des émissions de CO2, et même si ce secteur impose des objectifs agressifs pour réduire cet effet et atteindre une plus grande neutralité carbone, les entreprises peuvent également faire un geste.

Pour placer les choses dans leur contexte, la classe Affaires produit trois fois plus d’émissions de carbone que la classe Économique, tandis que la première classe a un bilan stupéfiant : jusqu’à neuf fois plus d’émissions de carbone qu’un tarif standard. (Source : Schlossberg, Tatiana. « L’avion est mauvais pour la planète. Vous pouvez aider à arranger les choses. » New York Times)

NATS (National Air Traffic Services), le prestataire de service de la navigation aérienne du Royaume-Uni, signale que les avancées de la technologie lui ont permis de réduire la longue durée des circuits d’attente pour les avions survolant les aéroports. Le prestataire indique que « chaque minute d’attente économisée équivaut à environ 15 000 tonnes de carburant, soit 47 000 tonnes de CO2 ». Ces chiffres sont effrayants au regard du nombre de vols qui atterrissent chaque jour.

Pour de nombreux acheteurs de voyages, un objectif CO2 est une bonne mesure pour illustrer des actions décisives et recevoir l’appui du reste de l’entreprise. Steve Malkin, PDG et fondateur de Planet First Ltd, insiste sur l’importance de maintenir l’équilibre, de proposer une autre option et de communiquer efficacement aux voyageurs les avantages du changement, autant pour l’entreprise que pour l’environnement.  Le programme de certification « Planet Mark » permet d’attester l’engagement des organisations à s’améliorer continuellement en matière de développement durable. Il procède en mesurant les émissions de carbone, la consommation d’eau et d’énergie et les déchets, et conseille les entreprises sur les moyens et les domaines d’amélioration possibles.

Par exemple, un changement de politique des entreprises relative à l’organisation des réunions peut avoir d’énormes conséquences, si elles mettent en place de meilleures vidéoconférences pour diminuer le nombre de vols ou si elles adoptent d’autres modes de transport, comme le train sur les liaisons intérieures.

Mettre en place des objectifs réalistes, par exemple éviter d’effectuer un vol par mois ou passer de la classe Affaires à la classe Économique Premium pour les vols plus courts, permet aux voyageurs d’affaires de faire des choix informés en vue d’atteindre les objectifs de l’entreprise.

En Suède, le mot « Flygskam », qui signifie « honte du vol », prend déjà de l’ampleur. Un acheteur suédois a ainsi récemment mis en place un règlement d’« exclusion aérienne » sur le territoire national, en remplaçant tous les vols intérieurs par des voyages en train. (BBT, juillet 2019)

Cela peut paraître radical, mais de nombreux outils de réservation en ligne comportent désormais un calculateur de carbone, de sorte que les voyageurs se rendent compte de leur empreinte carbone et de ses répercussions. La solution Traveldoo comprend un calcul de l’empreinte carbone et de la compensation carbone dans ses rapports pour tous les vols.

Outre le voyage aérien, des changements peuvent également être opérés pour le transport au sol, grâce au covoiturage ou à l’utilisation de voitures électriques lorsque c’est possible. Traveldoo propose une fonction de partage de voyage, par laquelle le voyageur ou la personne qui réserve peut rechercher d’autres personnes voyageant à la même période et vérifier s’il est possible de faire des économies et de réduire l’impact sur l’environnement en voyageant en commun.

Les possibilités sont sans fin et aujourd’hui, tout document d’appel d’offres formel inclut un élément relatif au développement durable, que ce soit au sujet du CO2 ou de politiques de responsabilité sociétale des entreprises plus approfondies. Et le voyage n’est pas le seul domaine dans lequel les entreprises peuvent avoir une influence : des économies sont également possibles en ce qui concerne les notes de frais, grâce à l’archivage à valeur probante qui permet la dématérialisation complète des justificatifs. En octobre, Traveldoo lancera une nouvelle fonctionnalité de note de frais permettant un archivage automatisé de la valeur probante.

Qu’il s’agisse de développement durable en matière de voyages ou de notes de frais, le fait d’engager le dialogue avec vos voyageurs d’affaires fera de votre entreprise non seulement un leader d’opinion, mais garantira également que vous atteigniez votre objectif carbone : une solution gagnant-gagnant.

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