Flight Shaming, quel impact sur les déplacements professionnels ?

Le flight shaming , littéralement la honte de prendre l’avion, est un sujet d’actualité majeur, notamment en Suède. Le pays a vu son trafic aérien décroître depuis un an là où les prévisions mondiales tendent vers la croissance*.

Selon les autorités locales, depuis le début de l’année 2019 la Suède a enregistré une diminution de 3,8% du nombre de passagers sur les vols. Ce chiffre atteint même les 8,7% lorsqu’il s’agit des vols intérieurs et 2,6% pour les vols vers l’étranger. L’instauration de la taxe écologique sur les transports aériens tout comme l’activisme de Greta Thunberg et le flight shaming semblent avoir dissuadé les suédois de prendre l’avion.

Ces chiffres sont pourtant en contradiction avec les projections pour ces prochaines années : selon Airbus le nombre d’avions en services devrait doubler d’ici 2039 atteignant 48 000 appareils et le renouvellement de la flotte permettrait d’atteindre une neutralité carbone. Le nombre de passagers devrait également doubler atteignant les 8,2 milliards en 2037 (contre 4,3 milliards en 2018) *.

D’un point de vue professionnel, lorsqu’il s’agit de politique de déplacements, les entreprises font avant tout preuve de pragmatisme : le train est privilégié pour les déplacements de moins de 3h, au-delà c’est l’avion qui prime. Certaines régions, comme l’Asie ou les Etats-Unis, privilégient les transports aériens étant donné la grandeur de leurs territoires.

Pourtant les revendications écologistes des clients, particuliers comme professionnels, se font de plus en plus ressentir et les acteurs du transport doivent se préparer à y répondre. Pour atteindre une croissance neutre en carbone d’ici 2039, l’industrie devra faire preuve d’innovation en termes de moyens mais également de communication afin de valoriser les actions misent en place et de rassurer l’opinion qui est de plus en plus sceptique.

Bien qu’impopulaires, certaines mesures ont déjà été testées par des compagnies aériennes comme la facturation d’un supplément pour compenser le carbone émis ou encore la suppression des ventes duty free en vol. Le programme CORSIA, programme de compensation et de réduction des émissions de CO2 pour l’aviation internationale, adopté en 2016, sera également suivi de près.

L’enjeu est de taille pour les acteurs du secteur. Ils devront accroître la communication sur leurs actions et résultats sinon ils prennent le risque  que leur image s’en voit dégradée et leur activité fortement affaiblie.

 

*Source : IATA – l’association des compagnies aériennes internationales

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