Fusion Eurostar / Thalys : la bataille du rail est lancée !

L’annonce du rapprochement de ses deux filiales Eurostar et Thalys va permettre à la SNCF de rivaliser avec ses concurrents européens directs mais également avec les compagnies aériennes low cost et la voiture tout en prônant de nouvelles actions écologiques. La bataille du rail s’engage… 

Le projet « Green Speed » de la SNCF prévoit de transporter 30 millions de passagers en 2030, contre 18,5 millions actuellement (11 millions pour Eurostar et 7,5 millions pour Thalys en 2018). Grâce à la simplification des trajets entre Paris, Londres, Amsterdam et Cologne, la SNCF va créer une demande additionnelle qui lui permettra de capter des nouveaux clients à la fois sur son marché domestique et à l’international.

Ce rapprochement permettra notamment de fusionner les systèmes de réservation et de billetterie, de proposer des offres tarifaires conjointes, d’harmoniser les programmes de fidélité ou encore d’unifier les activités de maintenance.

 

Élargir le nombre de trajets de moins de 3 heures

Pour atteindre l’objectif fixé pour 2030 en termes de passagers, la SNCF compte capter les clients se déplaçant en avion ou en voiture vers des villes que Thalys et Eurostar peuvent relier en 2 ou 3 heures. Ces trajets de moins de 3 heures sont le cœur de cible de la société ferroviaire : aujourd’hui, plus personne, ou presque, ne pense à prendre l’avion pour un trajet Paris Marseille ou Paris Londres tant le TGV est devenu l’option la plus pratique et la plus rapide. L’avion devient même un handicap sur les trajets courts : sécurité, embarquement, coût du taxi aller-retour entre les aéroports et centre-ville ou le « flight shaming » (la honte de prendre l’avion), autant de raisons qui allongent le temps de trajet et augmentent le coût d’un voyage.

La SNCF souhaiterait étendre cette stratégie sur les trajets plus longs : selon ses chiffres elle détient 70% de parts de marché sur le Paris – Toulon (3h50 de trajet), 40% entre l’Ile-de-France et le Pays Basque (4h30 de trajet) et 25% sur le Paris – Nice (5h40 de TGV). Des chiffres surprenants mais qui confirment la montée en puissance du rail.

 

Se préparer à l’ouverture à la concurrence

Cette fusion a également pour but de préparer l’ouverture à la concurrence, d’abord au niveau local avec l’autonomie laissée aux régions pour ouvrir si elles le souhaitent leurs lignes TER à d’autres acteurs que le SNCF. Cette ouverture à la concurrence permettra de proposer des prix toujours plus attractifs avec un meilleur service aux usagers.

 

Green Speed : un projet aux ambitions « vertes »

Alors que la pression des consommateurs sur les questions environnementales et que l’activisme des écologistes a déjà entrainé une baisse du trafic aérien, la SNCF développe, grâce à la fusion de Thalys et Eurostar, des actions aux ambitions « vertes ».

Outre la réduction des émissions de CO2, le projet « Green Speed » a également pour but d’optimiser la gestion des déchets, d’appliquer une politique d’écoconduite des trains mais également d’effectuer des achats toujours plus responsables.

La bataille du rail engage de nombreux acteurs des secteurs ferroviaires et aériens avec pour conséquence une redistribution annoncée des parts de marché à l’échelle européenne.

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