NDC, une mutation controversée

Sous l’impulsion de la démocratisation d’une nouvelle norme créée par IATA, l’Association internationale du transport aérien, les compagnies se tournent vers une personnalisation des offres toujours plus marquée.

NDC. Derrière ces 3 lettres, acronyme de New Distribution Capability, se cache une véritable révolution pour la distribution dans le voyage aérien. Il s’agit d’un « standard » porté par IATA qui s’apprête à s’étendre à toutes les compagnies aériennes et leurs canaux de vente, afin de proposer aux voyageurs des offres sur mesure. Enfin la mise en place d’un standard est bien le but de cette démarche, même si nous n’y sommes pas encore. IATA espère que d’ici 2020, 90 compagnies aériennes auront adopté ce standard.

Grâce à l’agrégation de nombreuses données, cette évolution met à disposition des agences de voyages et du client final des fonctionnalités spécifiquement adaptées à leurs attentes jusque là indisponibles. Les compagnies ont ainsi l’opportunité d’intégrer des données détaillées sur les profils des voyageurs et d’aller plus loin dans la personnalisation. Concrètement, un voyageur d’affaires pourra à l’avenir consulter pour chaque vol les options du siège choisi, obtenir des images de la cabine concernée, la liste des services complémentaires à bord, vérifier la disponibilité du Wifi… En somme, il s’agit d’une source d’innovation essentielle synonyme de garanties très précises pour les professionnels. Le standard est mis à jour tous les 6 mois, afin de répondre au mieux aux besoins des entreprises et de leurs voyageurs.

Une mutation controversée

Cette évolution est motivée par la nécessité pour les compagnies de multiplier les points de contact, le besoin de mieux se démarquer de la concurrence et de faire valoir ses particularités, la possibilité de profiter de nouvelles recettes issues de produits additionnels. Après Lufthansa, British Airways et d’autres concurrents directs, le groupe Air France – KLM adoptera également la norme cette année.

« Mais le problème est que seules les grandes compagnies nationales peuvent aujourd’hui se permettre d’adopter cette norme directement. Indépendamment de l’intérêt lié à la distribution plus large de ces services, les compagnies en tirent un avantage économique, puisqu’elles évitent de payer les fameux frais de distribution GDS », indique Hugo Vicherat, Channel Sales Director chez Traveldoo. « La démarche NDC défavorise les petites sociétés, qu’il s’agisse d’agences ou d’acteurs technologiques, ne laissant la place qu’aux organisations d’envergure qui ont des moyens de développement importants pour préparer ces mutations. » Il estime par ailleurs qu’on peut y voir « un retour en arrière. Il y a 30 ans, les GDS ont été créés pour n’avoir qu’un seul point d’entrée pour toutes les compagnies aériennes. Avec cette évolution, on aboutit à une situation dans laquelle on trouve des GDS d’un côté, et des normes NDC d’un autre côté pour chacune des plus grandes compagnies. Un contexte qui complexifie l’environnement Travel au détriment des petites structures qui ne pourront pas maîtriser l’intégration et les mises à jour indispensables. »

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