Prestations hôtelières : l’heure de la remise en question

Dans le contexte de tension économique de 2021 où toute dépense sera scrutée en détail, les achats d’hébergements hôteliers pour les collaborateurs en déplacement pourraient connaître des mutations profondes. En cause, des coûts injustifiés et des offres qui s’adaptent peu aux évolutions de la demande.

Une fonction basée sur l’intelligence artificielle destinée à contrôler en temps réel les hôtels au sein des systèmes utilisés dans les entreprises. C’est ce que le spécialiste des réservations hôtelières HRS propose depuis un peu plus d’un an. Un développement que le fournisseur a souhaité sur la base d’un constat : les prix proposés par les outils sont erronés à hauteur de 17 %. Une innovation saluée par les décideurs en entreprise, plus que jamais focalisés sur la nécessité d’optimiser les dépenses.

La crise sanitaire et ses effets se traduisent par une volonté accrue d’éliminer les coûts qui n’ont pas lieu d’être. Une étude du cabinet Forrester pour le fournisseur de solutions technologiques Amadeus (1) indique que 75 % des travel managers souhaitent s’attaquer à la fragmentation des contenus. Une évolution qui devrait avoir des répercussions sur les achats relatifs à l’hôtellerie, domaine dans lequel les entreprises ne semblent pas payer le meilleur prix.

Avec un maillage territorial en croissance constante aux quatre coins du monde, les grandes chaînes hôtelières disposent d’une main mise forte sur l’hébergement dans le cadre des voyages d’affaires. 75 % des établissements proposés par les TMC dépendent de ces groupes tentaculaires, alors même qu’ils ne représentent que 20 % des hôtels existants dans le monde, et seulement 12 % en Europe, comme le souligne une enquête réalisée par l’association internationale GBTA en 2019 (2). Recourir aux offres de ces leaders de l’hôtellerie a des conséquences néfastes sur un plan économique, puisque 12 % du prix payé s’expliquerait par le seul fait d’acheter une prestation d’une des marques associées. Les coûts de distribution ne sont par ailleurs pas négligeables, avec des taux compris entre 10 % et 20 % de la facture finale.

Vers des offres plus compétitives et moins standardisées

Sous l’influence des attentes des jeunes générations de travailleurs, les voyageurs d’affaires se montrent de moins en moins intéressés par des offres hôtelières classiques. La recherche d’expériences d’hébergement originales, atypiques prend toujours plus d’importance. Bon nombre d’observateurs du secteur soulignent que le collaborateur en déplacement est généralement un client complet de l’hôtel, à savoir qu’il est fréquemment consommateur des sources de revenus additionnels de l’hôtel tel que le restaurant de l’établissement, ce qui doit inciter les entreprises clientes à négocier davantage.

Les offres misant sur la convivialité, la proposition de lieux de co-working, le respect de critères sociaux et éco-responsables gagnent du terrain, à l’image de Okko Hotels qui incluent dans leurs offres un apéritif offert le soir pour favoriser les rencontres au sein de l’établissement. En ce sens, le système historique d’étoiles qui apportent des garanties uniquement sur le produit hôtelier, sans inclure suffisamment l’expérience du collaborateur pourrait bien être appelé à se réformer.

(1) https://amadeus.com/en/insights/research-report/accelerate-the-digital-transformation-journey

(2) https://hub.gbta.org/groups/reviews/item/20/11/2812

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