Une loi pour rendre les voyages d’affaires éco-compatibles

Tandis que les impératifs des politiques RSE modifient les choix relatifs aux conditions dans lesquelles se déroulent les voyages d’affaires, un nouveau cadre réglementaire invite les entreprises à rendre leurs décisions de mobilité toujours plus écologiques.

Les méfaits environnementaux sont encore trop rarement pris en compte dans les besoins de mobilité des entreprises. C’est l’un des constats qui a conduit le parlement à promulguer la Loi d’Orientation des Mobilités (LOM) le 24 décembre 2019. Ce nouveau cadre légal a vocation à réformer en profondeur le cadre dans lequel s’inscrivent les politiques de mobilités. Quatre grands objectifs sont notamment mis en avant : l’apport d’alternatives par rapport à l’usage de la voiture, le développement de solutions de mobilité mises au service de tous, la réduction de l’empreinte environnementale des transports par le biais d’une transition écologique réussie, les investissements dans les infrastructures destinées à améliorer les déplacements réguliers.

Selon l’Ademe, le secteur des transports représente 33 % de la consommation d’énergie finale en France. Par ailleurs, 81% des Français souhaitent que les entreprises soient davantage responsabilisées dans ce domaine, souligne le fournisseur de service de VTC Kapten.

Verdir chaque déplacement

La LOM invite les employeurs à proposer des « primes mobilité durable » pouvant atteindre 400 euros par an pour les employés qui utilisent le vélo ou un véhicule partagé pour se rendre au bureau. Outre les trajets quotidiens domicile – travail, l’organisation des déplacements professionnels est également amenée à changer de modèle. Les entreprises de plus de 100 employés sont tenues de négocier un plan de mobilité visant à améliorer la mobilité des employés en la matière. Celui-ci devra encourager les modes de transport écologiques, adapter les horaires de travail si nécessaire et couvrir les coûts associés.

Ces nouvelles exigences s’inscrivent en cohérence avec le développement des politiques RSE au sein des organisations. Elles comprennent notamment l’obligation d’inclure les problématiques environnementales et sociales dans la politique d’approvisionnement.

Se tourner vers des fournisseurs plus écologiques est également une attente de plus en plus forte de la part des collaborateurs. Les entreprises qui veulent afficher et mettre en avant leur engagement envers des valeurs environnementales et sociales peuvent ainsi montrer la préférence qu’elles accordent à certains modes de transport pour les collaborateurs. Soucieux de réduire les émissions nocives, un nombre croissant de travel managers soutiennent l’idée de supprimer les voitures de fonction pour privilégier des solutions de mobilité partagée comme le covoiturage ou les VTC.

Cette évolution a conduit le groupe Danone à opter pour le crédit mobilité qui se présente comme une alternative convaincante. Contrairement au cas de figure d’un véhicule de fonction classique, on confie à l’employé soit une solution d’autopartage, soit une voiture de fonction de moindre gamme. Dans les deux cas, on y associe un crédit utilisable en toute liberté pour d’autres moyens de transport comme le train. Pour la communication de Danone, il s’agit clairement d’un outil RH, de fidélisation des salariés concernés. Plus de 10 % d’entre eux collaborateurs ont d’ores et déjà choisi ce système.

 

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